Bonjour amis ludiques !
Take time ou l’encyclopédie des montres, vous connaissez ? Mais savez vous qui a réalisé les illustrations ? Et bien plongez avec moi dans l’univers de Maud et découvrez une jeune femme passionnée.
De multiples diplômes
Maud a obtenu un BAC Littéraire option Arts. Elle poursuit ses études avec une année de prépa aux ateliers de Sèvres à Paris et continue sur sa lancée avec un BTS d’Arts appliqués (3 ans) « diplôme en communication visuelle ». Comme la plus part des gens, Maud a commencé le dessin avec le traditionnel papier/crayon, puis d’autres médiums tes que l’acrylique sur toile, l’aquarelle et le fusain mais, avec les fortes demandes, elle travaille sur support numérique (et sans aucune IA).
Le dessin n’est pas un don
Elevée dans une ambiance clame, avec des parents gentils et aimants, Maud a vite compris qu’elle devait faire des activités indépendantes et « sans trop déranger ».
Toute petite, elle se tourne alors vers le dessin. Elle les montrait à ses proches qui les trouvaient réussis (comme la plupart des adultes en temps normal).
« Étant donné que mes dessins semblaient plaire aux gens, j’ai continué en me disant « c’est cool de plaire au gens ! » »
Pour elle, le dessin n’était pas spécialement une passion mais le fruit d’une éducation « sans tumulte ».
« Quand on est invitée (ou contrainte) au calme , on observe. Les gens, la nature, le monde. Et quand on observe, on restitue. On propose. Chez moi c’était par le dessin. »
Pour elle, dessiner c’est lâcher prise, se mettre en mode automatique et également calmer son TDA (Trouble De l’Attention). Comme elle le dit si bien :
« c’est foutre la paix aux gens et mettre des étoiles dans leurs yeux. »
L’illustration de jeux
Pour illustrer Take Time, elle a eu la chance d’être guidée par une bonne équipe éditoriale. Et aussi parce que la direction artistique lui parlait beaucoup. Tandis que pour l’Encyclopédie des Montres, le cadre était plus libre. Ce qui n’a pas empêché de réussir le challenge.
« J’arrive à travailler aussi bien avec un cadre défini qu’avec plus de libertés. »
Du loisir au travail
C’est en 2005 que Maud se lance à son compte. Elle s’est un peu essayée au travail en agences de pub mais les mentalités ne lui plaisaient pas.
Aujourd’hui, elle vit pleinement du dessin mais il lui a fallu faire des sacrifices pour arriver à en vivre. Des sacrifices qui ont encore parfois des conséquences sur sa santé.
« Car au delà de la passion, il y a l’addiction. Celle de ne plus savoir s’arrêter. D’oublier de manger, de changer de position, de faire pipi, de sortir… Et tous les dommages collatéraux qui vont avec : sciatique, fatigue occulaire, cystites, épuisement physique, intellectuel et moral… »
Elle peut travailler jusqu’à des dizaines de projets en même temps. Par conséquent le nombre d’heures passées à imaginer et dessiner peut aller de 40H à 80H selon les semaines. Avec des rémunérations basses malgré le nombre d’heures effectuées.
« Et spoiler alerte : je ne suis pas riche ! 🙂 »
La difficulté : s’arrêter
La plus grosse difficulté rencontrée a été de savoir s’arrêter, et de réussir à refuser un contrat qui ne corresponde pas à ses univers. Sans oublier de gérer l’entreprise : les réunions, la gestion administrative, les tournées de festivals… Finalement, le temps de création pure n’a pas une place immense.
Et pour l’année 2026
Maud prévoit d’illustrer un tarot divinatoire ET jouable. Tout en sortant son premier album BD chez Fluide Glacial. Enfin, elle souhaite se developper un peu plus dans le serious game.
Des conseils ?
C’est difficile de donner des conseils aux jeunes qui se lancent. Le contexte environnemental, professionnel et technique a changé. La question c’est plutôt « comment sortir du lot ? ». Alors il faut être motivé et déterminé.
« Mes contraintes de l’époques étaient autrement difficiles. Pas de réseau sociaux, un secteur de l’illustration complètement bouché, des outils numériques dénués de chaleur. »
A bientôt pour de nouvelles aventures ludiques !

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