Bonjour, amis ludiques !
Depuis peu, il y a une nouvelle catégorie d’articles sur le blog : les portraits de créateurs de contenu ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) Ronan, plus connu sur Instagram sous le compte @nidhoggame.
Passionné par les grands classiques : jeu de l’oie, dames, Triominos… Aujourd’hui, il nous raconte comment cette passion ne l’a jamais quitté.
Avoir plusieurs cordes à son arc
Détenteur de diplômes dans le domaine de l’animation (BAFA, BAFD), il possède également un bac +2 en langues étrangères et deux diplômes dans le domaine routier (CTRMP, CTRMTV).
Il a aujourd’hui une double casquette : celle d’animateur depuis 16 ans et celle de routier depuis 10 ans.
« Deux univers assez différents, mais qui m’ont chacun beaucoup appris ! »
Aujourd’hui, il travaille pour l’entreprise qu’il a créée : Nídhöggame, où il est seul aux commandes. Celle-ci a pour but de faire découvrir des éditeurs et leurs créations lors de festivals, en privilégiant les éditeurs indépendants. C’est sa façon à lui de soutenir les plus petits créateurs.
« C’est une autre façon de vivre ma passion, mais aussi de donner un coup de pouce à des créateurs qui méritent d’être connus ! »
C’est avec beaucoup de travail et de volonté qu’il arrive à allier passion et travail.
Un parcours semé d’embûches
Tout d’abord, il y a la peur. La peur de se lancer dans l’inconnu. Vient ensuite l’aspect financier. En effet, pour travailler avec des créateurs et des éditeurs indépendants, il faut prendre en compte les moyens et les contraintes de chacun.
À cela s’ajoute la fatigue : les journées sont plus que remplies et les jours de congé deviennent rares.
Il ne faut pas oublier que créer son entreprise implique également de gérer des aspects techniques (juridiques, commerciaux, administratifs…).
« Mais malgré tout ça, je continue d’avancer. Chaque difficulté est aussi une occasion d’apprendre et de progresser. »
Vivre de sa passion ?
Malgré tous ses diplômes et toute sa bonne volonté, il n’arrive pas encore à vivre à 100 % de sa passion. Il doit encore cumuler ses deux activités, à savoir l’animation et le transport routier. Son entreprise lui demande énormément d’investissement et de temps.
« Pour le moment, je construis les choses petit à petit, avec l’espoir de pouvoir, un jour, consacrer toute mon énergie à cette activité. »
Préparer un festival
Lorsqu’il représente un éditeur lors d’un festival, il reçoit en amont un exemplaire du jeu, puis des exemplaires destinés à la vente, ainsi que tous les supports de communication et les tapis de jeu.
Il doit s’imprégner au maximum de l’univers et des règles du jeu afin de donner envie aux festivaliers de repartir avec une boîte.
« C’est ce qui me plaît dans cette activité : créer du lien entre les créateurs et le public, tout en partageant un bon moment autour du jeu ! »
Un duo de choc
Pour tout ce qui concerne la gestion du contenu sur Instagram ou la communication autour de son entreprise, c’est lui qui s’occupe de tout.
Mais il peut compter sur sa conjointe, qui est graphiste et animatrice, pour lui donner un coup de main.
« C’est un vrai plus de pouvoir compter sur ses compétences et ses conseils ! »
Une belle vision des choses
« Derrière chaque compte, il y a une personne, un projet ou une passion. Prendre le temps de s’y intéresser, c’est aussi une manière de faire vivre cette belle communauté ludique. Je pense que la sincérité et les échanges humains comptent autant que les publications elles-mêmes ! »
Ses jeux préférés
C’est un grand fan de jeux coopératifs. Il aime les jeux offrant une belle immersion et des aventures à vivre ensemble.
Son top 3 des jeux :
- 1-Doom, deuxième édition
- Donjons & Dragons, le jeu de plateau de 2003
- Gloomhaven
Néanmoins, il ne joue plus énormément. Il préfère expliquer les règles des jeux et faire découvrir de nouvelles expériences aux joueurs plutôt que de jouer lui-même. Même s’il joue moins, il possède tout de même 320 jeux selon son profil MyLudo.
De bons conseils
« Je conseillerais avant tout de se rapprocher d’une association de jeux de société dans sa région. C’est un excellent moyen de rencontrer d’autres passionnés, de découvrir de nouveaux jeux et de se familiariser avec cet univers. Les bars à jeux sont également une très bonne porte d’entrée. On peut y faire de belles découvertes, rencontrer des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt et, surtout, jouer sans avoir besoin de connaître tout le monde au préalable. Et puis, je dirais qu’il faut oser se lancer, même si l’on ne sait pas encore exactement où cela va nous mener. On apprend énormément en échangeant avec les autres, en expérimentant et en acceptant de faire des erreurs. Le monde ludique est rempli de passionnés, de créateurs et de belles rencontres.Il y a plein de choses à découvrir, que l’on souhaite simplement jouer, organiser des événements ou en faire son métier. Et pour terminer, je voudrais partager une phrase que j’aime beaucoup : “On n’arrête pas de s’amuser quand on vieillit, on vieillit quand on arrête de s’amuser.” »
Vous pouvez suivre son aventure sur son compte Instagram : @nidhoggame.
À bientôt pour de nouvelles aventures ludiques !

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